Ces frangins grenoblois ont appris à aimer la galère et kiffent l’aventure de plus en plus au fil des jours, selon leurs mots.

Au départ, le 4L Trophy, c’est l’idée de leur père. ” Nous, on était intéressés, on aime le sport, la compétition, mais comme on est étudiants, on avait pas d’argent, alors il nous a avancé les frais. ” MERCI PAPA donc, et merci à tous les sponsors, qui ont permis de rembourser papa ! La suite, c’est beaucoup de préparation depuis un an. ” Le 4L Trophy, c’est pas que dix jours ici, il y a tout l’avant, l’aspect administratif, on n’y connaissait rien du tout, notamment pour créer notre association, tout ça fait aussi partie de l’aventure.

Ils ont bien géré tout ça pour un premier 4L, et ça continue. Ils ont du faire face à une grosse panne hier (le train arrière a cassé), et aux 10 heures de réparation qui ont suivi, de 16:00 à 4:00 du matin. ” Mais c’était réparable et les mécanos ont été super sympas et on ne dit pas ça pour faire semblant… ils étaient à cinq sur la 4L, de vrais machines de guerre ! On était dégoutés d’avoir cassé, notre châssis était neuf et ça a pété avec les bosses sur les pistes. J’ai commencé à démonter tout seul, mais on a vite vu qu’on allait jamais y arriver seuls. Dès qu’on les a vu arriver, ça a été un gros soulagement, on a su qu’on pourrait repartir “. Au final, ils sont presque contents d’être passés par cette galère, et c’est comme ça pour tout, c’est ce qui fait l’essence du rallye et les souvenirs insolites. ” Et c’est pour tout pareil, au départ on stressait de partir, dès le premier bivouac de Boulaajoul, on a râlé après la tente, et au final, ces dix jours, c’est vraiment un truc à part, on a bien profité et c’est pas fini ! “, continue Nicolas.

Ils vont entamer le marathon avec une petite team de potes qu’ils se sont faits au fur et à mesure de la semaine. “ Et on va tracer, parce que nos parents et nos grands-parents nous attendent à Marrakech; ils sont arrivés mercredi, donc on voudrait arriver dans l’après-midi pour profiter avec eux ! “